Ce matin en laissant mon esprit se balader suite à ma méditation…
J’avais besoin de revoir mon village natal, de m’y promener en pensées, vagabondant librement sur la grève et me rappelant mon enfance et mes bons moments.
Ce matin, j’ai choisi de m’observer en accueillant ce qui monte en moi, simplement.
J’ai fermé les yeux et humé l’air marin. Cette effluve bienfaisante a parcouru mon corps et mon esprit. Je respirais doucement… Je sentais mon univers changer, mon intérieur appeler la joie.
Ce matin, j’ai entendu le bruit des vagues qui projetaient leur écume jusqu’au fond de mon âme. Et je respirais à plein poumons, en cette ondée de grâce thérapeutique…
Ce matin, en cette inattendue balade ressourçante, j’ai remercié la Vie d’avoir accès à cette beauté que nous offre la nature. J’ai remercié la petite fille en moi, qui s’est donné le droit de s’évader vers la douceur réconfortante de mon coin de pays.
J’aurais pu me rappeler mes douleurs d’un passé coloré de solitude, de peurs et de tristesse. J’ai plutôt choisi de vivre cette méditative balade, en contemplant le Beau et le Bon.
Ce matin, je me remercie pour l’amour que j’ai appris à me donner, au fil des années. Ce grand ménage intérieur qui est mien depuis maintes années, demande de l’entretien bien entendu. Je m’observe maintenant, en ce ralentissement d’action, pour à nouveau explorer d’où je viens, afin de redéfinir où je vais…
Tout être humain possède le pouvoir de choisir, avec quelles lunettes il vit son expérience humaine et les situations du moment.
Pendant des années, à mon insu, je me manquais d’amour en imaginant par exemple, que la réalisation du rêve américain était une quête essentielle pour être heureuse, reconnue et aimée. Voire même définissant ma valeur personnelle.
C’est dans une expérience de perdre tout, même ma santé et devoir faire faillite, pour avoir voulu sauver quelqu’un, qu’au début des années 90, une porte nouvelle s’est ouverte.
Devant, il y avait le changement et l’inconnu. J’ai eu le goût de mourir, pour de bon quitter cette terre. J’ai rencontré l’enfer de l’insécurité et la peur aux milles visages…
Mon ego criait à l’injustice, d’avoir tout perdu après tant d’années de dur labeur et de larmes même… Je ne savais alors pas que ma clé était de LÂCHER PRISE à l’ancien, afin que le nouveau soit…
J’ai alors découvert que la vie est une École, d’une grande Intelligence. Elle nous guide vers le Meilleur en soi et réveille cette force de Vie insoupçonnée, que seule l’adversité peut initier en soi à nouveau…
Ce matin écrivant ce texte, le chant des outardes qui volent dans le ciel me rappelle:
Que les cycles des saisons continue,
Qu’après l’orage, étincelle l’arc-en-ciel nous offrant dans le ciel sa beauté,
Que la mort sous, maintes formes, appelle à une vie nouvelle,
Que dans l’arbre de vie, vibre la semence qui donne le fruit contenant la graine reproductrice…
La Nature créatrice sait mieux que nous, à quel cycle nous sommes. Il est probablement temps de labourer notre terre, pour qu’une semence nouvelle nous offre les fruits de la Connaissance en devenir, ainsi que la conscience d’en honorer la Présence…
Ce matin, j’ai choisi de transformer ma nostalgie en Soleil éclairant mes pas sages, en ce passage.
Mon coeur est animé D’ESPOIR et de joie. La maison, qu’est mon coeur, est remplie d’air marin. Je me souviens que j’ai de l’eau salée dans mes veines….Bientôt mes orteils s’enfonceront à nouveau sur la grève de ma belle Gaspésie… La petite fille en moi grandit…
Douce journée à vous. Mon coeur marin s’unit aux vôtres.
Bonne balade dans votre royaume intérieur. Et, merci la Vie pour cette Force, laquelle collectivement nous animons en ce passage vers le nouveau…