Ignorer être contrôlant mène à l’épuisement !

par Dolores Lamarre | le 2 octobre 2020

Ignorer être contrôlant mène à l’épuisement !

La souffrance ne se mesure pas. Chacun a son seuil de tolérance à celle-ci. Jusqu’où une personne peut-elle aller pour exiger d’elle-même la performance, que ni son corps ni son cœur ne peuvent plus encaisser?

Au quotidien je côtoie la souffrance humaine. Si pour plusieurs, celle-ci ne se dévoile le plus souvent que derrière des images d’horreur que leur projette le petit écran, elle règne toutefois en Maître, très subtilement au cœur de la vie de chacun, nuancée et subtile dans son expression. Sans grand éclat, elle peut gruger énormément d’énergie vitale et graduellement contribuer à créer des déséquilibres de plus en plus importants, avant que n’éclatent au grand jour malaises et maladies.

Se connaître mieux favorise la santé.
L’une des principales causes qui font entrave à la santé et au bonheur est l’ignorance. Malheureusement la plupart des gens ne prennent pas le temps d’apprendre à se connaître. Ils se définissent en général plutôt à partir des différents rôles qu’ils remplissent à travers les facettes de leur vie active : travail, famille, scolarité, relations amicales, loisirs, sports…

Sous le poids de costumes parfois très lourds, ils avancent tant bien que mal, cherchant la direction idéale qui les guidera au Bonheur. Acte après acte, ils en viennent à croire qu’ils sont ces personnages. Des répliques apprises et conditionnées sont les réponses automatiques, qui régissent en cascade la résolution de leurs divers problèmes. Jusqu’au jour où…

Le plancher qui se dérobe sous les pieds.
Dernièrement j’ai reçu une demande d’aide, ou plutôt devrais-je dire, un appel au secours qui m’a inspiré cet article. Cette situation démontre l’importance d’apprendre à LÂCHER PRISE et d’en expérimenter consciemment ses classes, à travers la vie de tous les jours.

– Bonjour Monsieur, je retourne votre appel, comment puis-je vous aider?

A l’autre bout du fil un « allo » lancé sur un ton autoritaire et sec, derrière lequel se dissimulait une immense fébrilité, me permettait de soupçonner que j’étais en contact avec une personne souffrant de contrôle abusif, sur elle-même. Cœur et oreilles ouverts, j’entrai en conversation avec lui. Son discours, aux intonations d’un général dirigeant son armée, cachait bien mal à mes yeux une grande tension interne. Pour vous donner une image, disons que cette personne aurait voulu, si cela lui avait été possible, acheter une boîte de LÂCHER PRISE, la manger en vitesse, en attendre les effets rapides espérés et, sans même prendre le temps de respirer un instant, repartir dans l’action. Mais, le LÂCHER PRISE ne s’achète pas, il demande à être choisi et nécessite un minimum de travail sur soi. C’est selon moi, le plus noble et le plus précieux des travaux.

Cet homme essoufflé ignorait que le contrôle qu’il exerce sur lui et sur les autres est en train de lui gâcher sa Vie. Mon oreille d’infirmière a vite su détecter les ravages du stress qui habitent le quotidien de cet homme, dans la trentaine avancée. Bien jeune pour se trouver en si piètre état!

Les propos de notre conversation me laissèrent clairement identifier sa profonde colère et la tristesse qui lui étaient impossible de me cacher. Il avait grand besoin d’aide. Cependant, terrassé par la peur, je le sentais non disposé à s’ouvrir pour la recevoir, encore moins à agir. Sa fausse assurance colorait ses propos contradictoires et laissait percevoir une fragilité croissante qu’il tentait de dissimuler.

Mécontent de ne pouvoir assister à ma prochaine conférence sur le LÂCHER PRISE, en raison de son agenda, il tentait désespérément de me retenir afin de recevoir rapidement réponses, pour ensuite retourner à son quotidien.

Malheureusement, en une telle situation colorée d’une charge lourde de souffrance, la meilleure qualité de soutien donné ne peut répondre qu’en surface. Il est nécessaire d’entrer davantage en profondeur pour accompagner adéquatement le client dans sa recherche de solutions. Momentanément l’angoisse semble apaisée, mais ce n’est qu’en acceptant de recevoir de l’aide thérapeutique et de passer à l’action que graduellement une personne retrouvera un meilleur équilibre.

L’enseignement du LÂCHER PRISE demande de prendre une pause, un moment d’arrêt et de réflexion, qui saura éclairer la voie du chercheur en besoin de ressourcement.

Il vaut mieux prévenir que courir devant la catastrophe.
Je souhaite que malgré l’argument du manque de temps avancé par ce monsieur, mon écoute active et mes suggestions, même si la plupart d’entre elles semblaient de prime abord rejetées, ont fait une différence.

L’Amour est la plus simple voie pour atteindre l’équilibre. Le LÂCHER PRISE est un outil incontournable qui favorise l’apprentissage de l’Amour pour soi, les autres et la Vie. C’est exercer son libre choix, que de choisir de prendre le temps d’en découvrir les enseignements et surtout, d’apprendre comment en utiliser préventivement les outils au quotidien. Demeurer prisonnier, conscient ou non, du jeu du contrôle et des résistances qui l’alimentent, ne peut que mener graduellement à une augmentation des tensions et du stress, créant ainsi une demande exagérée, à laquelle particulièrement votre système nerveux et votre corps ne pourront toujours répondre.

A trop contrôler…vous perdrez le contrôle !

Les mécanismes de résistances ont leurs limites et vous aussi!

Apprendre à mieux vous connaître fait partie du chemin du LÂCHER PRISE. Serez-vous de la prochaine formation, en ligne ou présentiel selon les conditions qui seront ?

Je vous y accompagnerai avec douceur et joie.

Le temps de lâcher prise par Dolores Lamarre, best seller, version numérique: https://bit.ly/36st9O4