En route vers le bonheur!

par Dolores Lamarre | le 13 août 2015

Toujours agréable de prendre quelques instants pour laisser l’encre de ma plume virtuelle s’exprimer, nourrie de la splendeur rayonnante présente sous mes yeux.

La capacité de reconnaître la beauté du spectacle qu’offre Dame Nature est déjà un plus de ressourcement en énergie de vie pour soi. Combien de fois, dans les moments les plus difficiles n’ai-je pas tout de même osé regarder les arbres, une fleur, un écureuil… les larmes dans mes yeux, mais le cœur doucement évaporant sa tristesse. À chaque fois, un calme bienfaisant m’a aidée, en déposant en moi de la douceur. Ce qui est bon pour moi, peut l’être pour d’autres.

Je suis enseignante et tellement comblée en ceci. J’enseigne, je dirais, l’amour… L’amour de soi, des autres, de la vie… et de tout ce qui vit!!!

Enseigner se fait aussi sur nos coins de table, auprès de nos amis et de notre famille. Ensuite la vie nous donne mille opportunités d’enseigner encore et encore, souvent, ce que nous avons nous-mêmes le plus à poursuivre d’apprendre. J’enseigne entre autres le Lâcher Prise, car j’étais spécialiste du contrôle exercé à mon insu sur moi et bien entendu sur mon entourage, supposément parce que je les aimais!

Nous pouvons tous contribuer au mieux-être collectif. Je crois pour ma part, que cela commence par soi, en incarnant ce que nous enseignons. Une tâche pas toujours évidente et qui se parfait la vie durant. Malgré ma souplesse d’esprit qui s’améliore, j’avoue que les rechutes font aussi partie des expériences. Comme le chante Charlebois, « Je suis une fille ben ordinaire ». Ceci soutient ma motivation à poursuivre et me donne des ailes pour voler plus haut, à travers un regard élargi de moi-même. Merci la vie!

Il est bon d’aider autrui à apprendre et à développer leurs propres moyens de trouver autour d’eux un peu de soleil à mettre dans leur cœur. Les plus grandes choses sont souvent issues de la plus pure simplicité. Nous ne referons pas l’histoire. Revenons à soi et aux privilèges que nous avons de voir, entendre, goûter, bouger, danser… et choisir! Il n’est point coûteux d’utiliser les ressources qui nous entourent. C’est accessible à tous.

Une chose demeure essentielle, chaque personne doit CHOISIR de prendre soin d’elle-même.

Peu importe les moyens qui nous sont offerts et disponibles, il faut avant tout choisir de prévenir, en commençant par apprendre à mieux se connaître soi-même. Un pas à la fois.

L’être humain est précieux. Chacun est arrivé seul sur cette planète et en repartira seul. Entre les deux, apprendre : à s’aimer et à aimer, à vivre l’attachement dans le détachement afin d’être Vivant et non dans l’illusion de vivre.

L’apprentissage du Lâcher Prise devrait faire partie des programmes à la petite école. Encore là, faut-il s’assurer d’en connaître la juste définition, laquelle n’a d’ailleurs rien à voir avec le laisser-aller. Lâcher Prise demande un travail sur soi. Plutôt nous nous y mettons, meilleur sera notre force intérieure!

 

Nous entrons dans notre vie en respirant, puis nous cessons de respirer en y avançant. Assez paradoxal! J’enseigne la méditation. Vous seriez surpris de constater la façon trop souvent névrotique avec laquelle les gens respirent.

Nous nous créons à notre insu une grande prison que nous meublons d’habitudes et de comportements aliénants. À force de répéter des scénarios réactionnels que nous croyons justifiés, nous en faisons des zones de confort malsaines pour l’équilibre personnel. Nous élevons en soi des barrières de protection que seul l’amour peut dissoudre.

Graduellement ceci affecte la santé mentale car en voulant inconsciemment, le plus souvent, contrôler pour maintenir la garde devant d’éventuels envahisseurs imaginaires, s’élève le niveau de stress qui exige du corps une autre forme de performance, laquelle peut conduire aux pertes de contrôle de diverses formes .

Par chance que nous sommes dotés d’une intelligence naturelle qui sonne la cloche pour nous dire « Stop », « Revois ta direction » ou « Tu vas trop vite ». Encore faut-il « entendre », occupés que nous sommes à performer et contrôler un bonheur, lequel nous cherchons vainement à capturer dans les filets du pouvoir. Je crois en l’humain, en sa capacité d’éveil, en sa beauté… à suivre.

Peut-être que mon article saura éveiller maintenant, avant qu’il ne soit trop tard, la personne qui a besoin d’entendre!

Bonne journée et gardons le Soleil en soi!

 

©Dolores Lamarre, 2015